AERÔFLÔT
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Master (3:18) | Point of the history (5:39)
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Prochains concerts :
22.04.11 BORDEAUX - Saint Ex +Kourgane +Doctor
24.04.11 SAINT OUEN - Mains d'oeuvre Fuck Fest III w/ Marvin...
Aerôflôt au St Ex

Actu

Nouvel album

Le troisième album sortira sur Head Records en Avril 2012 !

Nouveau 2 titres dispo

Voilà en avant première un titre extrait du nouvel album à paraître début 2012! Il s'intitule Master et accompagne un inédit Point of the history pour un 2 titres en téléchargement contre votre email, dont nous ferons bon usage auprès des industries pharmaceutiques, cela va sans dire...
Ça se passe juste ▲ AU-DESSUS ▲
Merci à Stephan Krieger pour l'enregistrement, Cyrille Gachet pour le mix de Master, Stéphane Gillet pour le mix de Point of the history, Stéphane Teynié pour le mastering et au Skual pour l'artwork.

A propos

Aerôflôt emprunte tous azimuts : l'esthétique sombre du Derrick des débuts, l'urgence des Modern Lovers, les convulsions post-punk des Stranglers, le disco-métal secoué à la Add'n' to X, les riffs lourds pour phalanges amputées à la Black Sabbath, le mood des soeurs ESG, les tenues sexy façon Devo, les éructations des arracheurs de dents andalous, le kitsch rétro-cubo-futuriste...
Mais Aerôflôt, c'est des sales gosses : ils empruntent, mais ne rendent pas. Ils abîment, ils tordent, ils démontent. En un mot : ils s'approprient. Après l'album Que Te Den, un split 7'' et moult élucubrations au sein d'autres formations (Calc, Déjà Mort, Year of no light...), place au Disco Negro, enregistré à Amanita par Stephan Krieger. Ça ne rigole pas. Ou bien ça rigole, on ne sait pas, on ne sait plus.
De nouveaux titres à assimiler avant de se les faire claquer à la face sur scène : hystérie réaliste-électronique garantie, Aerôflôt exécute des shows tellement rouges et tellement carrés qu'on pourrait se croire à une rétrospective Rothko.
S'embarquer avec l'équipage Aerôflôt, c'est comme partager une bouteille de vodka avec le pilote à même le cockpit d'un zinc de l'aviation civile russe. Statistiquement, il y a des chances d'arriver à destination. Mais faut quand même pas avoir peur des turbulences.
GW

About us

Aerôflôt are brats : they borrow but never give back. They damage, they twist and turn, they dismantle and then make their own stuff…
Mixing the early Horst Tapper’s “Derrick” gloomy aesthetics with the fierce urgency of the Modern lovers and the Stranglers, their epileptic post-punk rips Devo’s sexy outfits with Black Sabbaths fingers-cutting riffs and a touch of the ESG sisters’ funky mood. Call this whatever you want : retrofuturistic cubist kitsch ?
After their Que te Den LP, a split EP and many, many non-sensical noises with other bands (Calc, Déjà Mort, Year of no light…), here comes their new album Disco Negro, recorded at the Amanita studios by Stephan Krieger. No more chuckles. Or maybe they are laughing like crazy. Who knows ?
Get used to these songs before they get punched in your face by the band, directly from the stage, red and square like some weird Rothko exhibition. Flying with the Aerôflôt team is like sharing a bottle of vodka with a drunken russian pilot in his very own cockpit : statistics show that you might reach your destination safely, but you’d better be prepared for severe turbulence.
GB

Infos

Reviews - Disco Negro

- A la croisée du métal froid et du post-punk incandescent
CQFD

- Ça secoue, ça gigote, mais avec un groove délirant tout du long.
Positive rage

- Disco Negro n’est surement pas là par hasard ! Mais ce qui est sûr c’est qu’il surgit tel un fou avec une hache en main, prêt à vous amputer un membre...
Rock au top

- Weirdpunk addicts should definitely give "Disco Negro" a spin, it's a fascinating ride...
Low cut

- C'est ce disque dans son intégralité qu'il convient de saluer...
Premonition

- L'ensemble est flamboyant , je ne trouve ici aucune pause conventionnelle, le mélangé électro-électrique fait la force du groupe, sa puissance...
Cafzic

- Disco negro est une galette epileptique ,un pied dans les seventies psyche, un autre dans la noise des années 90...
Pppzine

- Espiègle autant que sauvage, aussi insolite qu'il peut être prévisible, Aerôflôt prône une hystérie pop débridée qu'il aime noyer tantôt sous les notes intoxiquées de son chef d'orchestre de synthé, tantôt sous le beat musclé et martial du monsieur rythme...
Addictif zine

- Le son de l’album est monstrueux...
Mz webzine

- Rock, noise, punk, new wave... le quatuor se lance dans un sacré fourre-tout mais soigneusement rangé...
Noisy town

- Aerôflôt, c'est un dancefloor crade et collant d'alcool renversé, une partie de sexe tordue où l'on ne sait plus qui fait l'homme et qui fait la femme...
Nextclues

- Je salue bien bas l'originalité du truc qui risquera d'intéresser tous les amateurs de non-conformisme musical...
Musik industry

- Rien que d'y penser, en écoutant le disque, on s'imagine déjà la salle de concert retournée après le passage du combo...
W fenec

- Un son ample et massif, enveloppant et dur sur les bords avec une voix comme je les aime, c'est à dire noyée dans la masse...
Perte et fracas

- Puissant, pêchu, agressif, bruitiste et franchement jouissif, ce disque, c’est Stakhanov sous amphétamines, en salopette de cuir, qui dézingue un Tupolev à grands coups de barre à mine. Décadent et imparable...
Longueur d'ondes

- Que dire de plus, excepté que ce « Disco Negro » est une « Puta’s Fever » électro punk. Puissant...
A decouvrir absolument


- NEXTCLUES

REPORT - 23-10-2009 - AERÔFLÔT - SEXOPATH (THE) - MR BRENSON @ MOJOMATIC [Montpellier]
[...]Toujours aussi content de revoir mes potes et de revoir Aerôflôt, que nous avions vu par hasard cet été, gratuitement et devant une dizaine de personnes maximum. Ca nous avait bien plu parce que ça avait pas mal d’accointances avec notre groupe de pieds beaux (enfin surtout les miens). D’ailleurs Abel, organisateur de la soirée, y avait pensé. Là pas de problème, je suis à l’heure et c’est peu de dire que ce groupe est une tuerie en live. Cet été, une seule chose nous avait gêné, c’était le chant. Et à entendre le concert de ce soir, je vois vraiment pas pourquoi ! Ils ont changé quelque chose ? J’ai changé mes esgourdes ? Ce qui n’a pas changé c’est l’énorme son de leurs 2 synthés et la batterie bien efficace. Parce que ça groove grave, grrrrrrrrr !!! Ou comme dirait mon camarade de Nextclues : « Aerôflôt, c'est un dancefloor crade et collant d'alcool renversé, une partie de sexe tordue où l'on ne sait plus qui fait l'homme et qui fait la femme...». Tout le monde danse, le pire des relous des concerts rocks de la ville de Montpellier aussi, ce qui a le don d’énerver au plus haut point Abel. Mais même lui ( !) ne nous empêche pas de danser, de secouer la tête, et d’être impressionnés par l’ours mort sur la poitrine d’un des mecs au clavier (t’aurais pu t’en passer de celle-ci…bis). Excellent concert les gars ! Même si vous et nous aurions aimé que ce soit plus long (retard dans le déroulement de la soirée). We loved Aerôflôt! [...] {Faby}
http://www.nextclues.com

- CQFD

Effectivement volcanique, le rock sombre et malsain des Bordelais possède un orgue exorbitant - un ogre ! A la croisée du métal froid et du post-punk incandescent, un groupe pris dans les turbulences.
http://www.cqfd.com

- NOISE

>>> Lire l'article
http://www.noisemag.net

- POSITIVE RAGE

Avec "Disco Negro", les bordelais d'Aerôflôt raniment leur dance-floor avec une énergie qui fait plaisir à entendre. Poussant toujours plus loin leur potion rétro-futuriste, le quatuor continue à maltraiter ses claviers, dépouillant Devo, ramenant le post-punk aux psychédéliques sixties, bouffant du Man or Astro-man? ici et jouant des coudes avec le "Loud like nature" d'Add'n To X tout du long. Que du bon ! L'entrée dans l'album est explosive, entraînante, sauvage, jouissive. On retrouve ce qui nous plaisait déjà sur leurs précédents disques, mais en plus furieux j'ai l'impression. Vocaux trafiqués, guitares noisy, leur danse frénétique décoiffe et les petits minets venus s'encanailler risque de ne pas en revenir indemne ; c'est ce qu'on aime. Ça secoue, ça gigote, mais avec un groove délirant tout du long. Alors, c'est vrai qu'à force, ce 'disque noir' manque un peu d'air, que la formule, unique du début à la fin, perd de son efficacité sur la longueur, mais peu importe, on n'est pas là pour tergiverser, alors on prend ce qu'il y a prendre, et on oublie que la frénésie n'a qu'un temps. [mg]
http://www.positiverage.com

- ROCK AU TOP

Quand on écoute des morceaux d’Aérôflôt, ça ne rigole plus. Leur musique est sombre avec la présence de riffs lourds et de disco-métal. C’est un groupe qui mélange les styles comme des sales gosses jamais content.
C’est ce qui se ressent à la première écoute de leur nouvel album. Celui-çi débute avec « Volcano », qui est un morceau post-punk aux accents électro, sur lequel surgit une voix violente qui semble venir de loin.
Le morceau suivant, « Pitbull of the pant leg », est le premier single extrait de cet album. Il nous montre encore une fois la forte intensité du groupe : des morceaux entrainants de post-punk-rock, teintés de disco-pop sur lesquels se pose une voix turbulente et pleine de noirceur. Loin de moi l’idée de vous effrayer, mais ce style reste bien présent dans tous les morceaux de ce nouvel album.
« Disco Negro » n’est surement pas là par hasard ! Mais ce qui est sûr c’est qu’il surgit tel un fou avec une hache en main, prêt à vous amputer un membre. C’est un album où les morceaux s’enchainent sans prétention, c’est noir, ça claque et ça fait du bien.
http://rockautop.be

- LOWCUT

Never heard of this French combo before, but "Disco Negro" is apparently their 2nd album after "Que Te Den!" (2004). The press release namedrops Modern Lovers, Stranglers, Devo and Black Sabbath as influences. So I sorta knew I was in for something out of the ordinary sucky garagewank.
I push play and the roadburnin' Hawkwind-esque spacerocker "Volcano" blasts outta the speakers. The next track, "Pitbull Of The Pant Leg", then takes a completely different path, we're talkin' quirky postpunk ala Volt or Crash Normal. The rest of the album mostly follow that route. Heavy on synths, eccentric vocals, hissing geetars mutated with an aggressive staccato rhythm...very danceable. Some tunes recall a more twangy 'hardrock' version of Lost Sounds. Weirdpunk addicts (and fans of S-S Records) should definitely give "Disco Negro" a spin, it's a fascinating ride. Others might think it's no-good gay techno punk for the terminally hip... your loss, fuckwits.
If you dig: Volt, Crash Normal, Piranhas, Lili-Z, Lost Sounds, Frustration
http://www.lowcut.dk

- ABUS DANGEREUX

>>> Lire l'article
http://www.abusdangereux.net

- PREMONITION

Aerôflôt colle à l'air du temps de par son brassage original entre sonorités issues de l'époque post-punk, cold-wave, et élans synthétiques caractérisant l'ère actuelle. En cette décennie, dont la fin aura été dédiée à un revival se voulant moderne, mais faisant au final appel à un certain passéisme, ce disque trouvera une place de choix, tant les chansons qui le constituent se montrent singulières et convaincantes. Un allant bienvenu les porte déja vers les sommets, tandis que les guitares acides, doublées de plans de synthés à la fois volubiles et atmosphériques, appuyés par une rythmique qui tourne elle aussi sans ratés, achève d'en faire des morceaux de choix. On pense aux Hollandais de zZz, dont la tentative de remettre la folie de Suicide au goût du jour s'est vu couronnée de succès sur "Running with the beast" ; mais "Disco Negro", le disque de ces trublions d'Aerôflôt (également auteurs d'un split EP avec les bordelais d'Adam Kesher en 2006) charme sans rémission en même temps qu'il vous emporte dans une sarabande rythmique soulignée par ses envolées d'orgue dignes des Doors dans leur période la plus endiablée. Il est ainsi vain de chercher à détacher tel ou tel titre de ce bel ensemble ; tous méritent d'être distingués et par conséquent, c'est ce disque dans son intégralité qu'il convient de saluer.
William Dumont
http://www.premonition.fr

- CAFZIC

Toujours eu un petit faible pour ce groupe bordelais bien déjanté. " Disco negro " est leur dernier opus, à l'emballage noir et rouge, le groupe y plonge dans les bas fond de l'hystérie. Plein de puissance et d'engagement il m'a scotché dès les premières note du premier morceau, l'énergie proposée frôle le danger, la brûlure n'est pas loin, tout frottement pourrait s'avérer périlleux avec la copine de chambrée tant c'est dansant à souhait. En effet, Malgré le côté noïsy punk machinchose plutôt rebelle et hirsute, l'ensemble est flamboyant un peu comme un MARVIN des grands soirs, un ADD N TO X de la même famille, le tout mélangé parfois et régulièrement à du post punk tant apprécié depuis quelques années, à la GANG OF FOUR, etc... A bien y réfléchir (pas trop longtemps sinon ça crée des embouteillages dans le cerveau !) je ne trouve ici aucune pause conventionnelle, le mélangé électro-électrique fait la force du groupe, sa puissance. Je me suis fait une petite sélection pour la radio " Euro panties " est sans nul doute le titre phare de l'album mais " Volcano ", " Tua sora ", " Brazo cortado " et le grand final " Für zimmer " me comble tout autant. Pour un réveil en fanfare... et tout en finesse...électrique ! ! ! (NQB).
http://cafzic.oldiblog.com

- PUNK-POST-PUNK ZINE

>>> Lire l'article
http://generation-extreme.com/PPP

- ADDICTIF-ZINE

Peut-on dire que Aerôflôt (avec un chapeau sur chaque o s'il vous plaît) est le produit des groupes antécédents (ou parallèles) de ces Bordelais, à savoir Calc, Déjà Mort, Year Of No Light, Acrimonie et Summer Factory ? Hum… Oui, on peut. Car finalement Aerôflôt est un gros brassage d'influences variées (de Devo au Add N To X, en passant par Stranglers) et de sonorités éparses (électro, post-punk, noise, kitsch). Et ce n'est pas ce second album qui avancera le contraire. Espiègle autant que sauvage, aussi insolite qu'il peut être prévisible, Aerôflôt prône une hystérie pop débridée qu'il aime noyer tantôt sous les notes intoxiquées de son chef d'orchestre de synthé, tantôt sous le beat musclé et martial du monsieur rythme. Avec ce cocktail forcément vitaminé, on est requinqué, revigoré, ranimé. Un peu tourmenté aussi quand même (ça tangue pas mal), mais c'est le bon remède pour affronter les beaux jours qui reviennent.
Frank Frejnik
http://www.addictif-zine.com

- MZ-WEBZINE

Le disco..... je suis bien incapable de vous en parler, en revanche je sais très bien que quand un truc me paraît disco c’est qu’il l’est bel et bien....pas fou quand même. Cet album d’Aerôflôt, comment s’appelle-t-il déjà ???, ah eh bien oui, DISCO NEGRO, du coup y’a plus rien à dire concernant cet état que peut prendre la musique afin de plonger vos membres dans une transe binaire. Cependant, il serait bien réducteur de ne penser qu’au disco tant le son de l’album est monstrueux....Il s’agit quand même d’un groupe de rock et en écoutant ce disque, on a très envie de s’envoyer quelques bières dans le cornet en assistant à un de leur show. D’ailleurs en allant traîner sur ce qui leur sert aujourd’hui de site internet, comme à pas mal de groupes d’ailleurs, et j’avoue c’est pratique, j’ai pu lire ceci : "Aerôflôt exécute des shows tellement rouges et tellement carrés qu’on pourrait se croire à une rétrospective Rothko." Ca me donne d’autant plus envie de les voir jouer que j’adore la peinture de ce type et d’ailleurs il a aussi peint des trucs jaunes et rectangulaires, m’enfin.
http://domino-panda.org/-Mz-Another-Webzine-.html

- NOISY TOWN

Parfois on ferait mieux de ne jamais s’attarder sur les pochettes au risque de passer à côté de quelque chose d’énorme. Et c’est en lisant une chronique élogieuse d’un album qui pourrait nous plaire qu’on se souvient soudainement que l’album traîne quelque part en dessous d’une pile de CD. Inadmissible tous ces webzines qui entassent les CD n’est-ce pas. Tout ça pour dire que sous cette pochette aux accents rock indie presque chanson française se cache en fait un sacré bon groupe bordelais surexcité et bruyant. Loin d’être des débutants, les membres d’Aerôflôt viennent des groupes Déjà Mort, Year of No Light et Calc mais tapent cette fois ci dans un nouveau registre décalé mais particulièrement bien exécuté.
La bio nous dit qu’ils empruntent mais ne rendent pas, ce qui résume plutôt bien leur musique à la croisé de nombreux styles. Rock, noise, punk, new wave mais surtout disco, le quatuor se lance dans un sacré fourre-tout mais soigneusement rangé. Généralement dopé à coup de clavier kitsch façon An Albatross, d’une grosse basse vrombissante et d’un chant légèrement en retrait parfois théâtralisé, Aerôflôt ose le ridicule qui devient carrément hype ici. On se laisse surprendre par leurs idées un peu farfelues et leurs manières d’incorporer tout ça si facilement dans leurs compos. C’est kitsch, retro et super efficace, y’a de vrais tubes (l’excellent "Brazo cortado" ou encore le très bon "Für zimmer" qui fait penser à Marvin) et tu peux te la péter parce que toi tu écoutes un truc original et underground. A découvrir vite vite !
http://www.noisytown.com

- NEXTCLUES

¡Puta madre! Que ce disque est bon ! Longtemps qu'une rondelle ne m'avait pas autant éclaté, et ça fait d'autant plus plaisir quand ce sont des amis.
Aerôflôt crache d'entrée sa semence brûlante avec "Volcano", un putain de titre qui allie un bourrinage à la Todd à des claviers échappés des Stranglers, un titre qui te fout K.O. d'entrée, le cul en l'air et le trou fumant, prêt à te faire enfiler tout le reste de ce disque de negro dans le fion sans broncher.
On est bien loin de l'album précédent qui, en-dehors de deux ou trois titres, m'avait énormément déçu comparé à ce que balance Aerochiotte en concert. Le son de cette galette rose (comme ton anus avant le passage des quatre aerôputes) est la première grosse évolution. "Stephan Krieger (le boss d'Amanita) a effectivement permis à l'album de trouver sa couleur – noire – et sa tonalité. Nous avons beaucoup de goûts et de références en commun, nous lui avons donc laissé toute latitude concernant la production de l'album. Le résultat est vraiment le fruit de notre idée du son avant d'entrer en studio et de son savoir-faire impressionnant. On voulait que l'album reflète le mieux possible ce que nous sommes capables de faire en concert. Il a vraiment su capter instantanément ce que nous voulions dégager. Et puis il est allemand et nous avons énormément de respect pour tout un pan de la culture germanique, carrée et autoritaire." Du lard ou du cochon ?...
Grosse rythmique avec la frappe carrée du Mage et le clavier-basse vrombissant de Postpuce, un Général Dima poulpesque en fils spirituel de Dave Greenfield, et un docteur Bardou-Jacquet qui jongle avec une guitare incisive et un chant espagnol-anglais-volapuk plein d'effets et parfaitement mixé, ni trop en avant, ni noyé sous les instruments. En indignes fils des années 80, les aerôfiottes composent leur cocktail en y balançant tout ce qu'ils aiment, le post-punk, la new-wave, la noise des années 90, et même des choses moins facilement avouables mais totalement assumées comme le mauvais disco ou les génériques de vieilles séries allemandes. Un putain de cercueil que certains risquent de ne pas digérer tant ils ne sont pas habitués aux mélanges. Les quatre craignos osent tout : des pads électroniques, de la cowbell, du faux glockenspiel, des nappes de synthés ultra-baroques, un instrumental quasi-surf, des blast-beats... Et tout passe nickel, le plus naturellement du monde.
Aerôflôt, c'est un dancefloor crade et collant d'alcool renversé, une partie de sexe tordue où l'on ne sait plus qui fait l'homme et qui fait la femme, un Туполев Concordski à destination des Îles Caïmans où le personnel de bord se tape tous les passagers en s'enfilant du caviar à la louche et de la sangria à même la bassine.
¡Salud!
9/10)
{Jimbear}
http://www.nextclues.com

- MUSIK-INDUSTRY

Encore un groupe bordelais intéressant. Décidément il se passe des trucs là bas. Aérôflôt compte dans ses rangs des membres de Déjà Mort, Year of No Light, Calc et sort cette année son troisième disque après un album et un split 7". Ce "Disco Negro" surprend dès les premières notes. Je dirais électro rock garage sans trop me mouiller. Une voix chargée en réverb est fondue dans une musique psychédélique et épileptique, à la fois drôle et inquiétante et qui laisse bonne place aux parties instrumentales. En fusionnant l'orgue aux sonorités anciennes, le synthé parfois new wave, le charley minimaliste pour entretenir les dancefloors et la guitare qui s'apparente le plus souvent à des boucles électro noisy, leur musique semble presque intemporelle. C'est marrant, ça me rappelle ces soirées rock'n'roll trop alcoolisées où tout part en couille et que l'on est là, planté au beau milieu du bordel ambiant, en souriant comme un connard. Tout ça dure 35 minutes pour 10 morceaux. Ça peut paraître court mais je vous assure que ça ne l'est pas. Un 6 ou 8 titres m'aurait suffit et je déconseille d'ailleurs d'activer la fonction repeat de votre hi fi sous réserve d'y laisser quelques facultés mentales, car tout ceci ressemble plus à une course effrénée sans respiration ni sommeil, qu'à une croisière avec mémé. Dans tous les cas je salue bien bas l'originalité du truc qui risquera d'intéresser tous les amateurs de non-conformisme musical. (Seb)
http://www.musik-industry.com

- W-FENEC

Bordeaux regorge de groupes à plus ou moins forte réputation, dans leurs genres respectifs, dont Noir Désir, Sleeppers, Nihil, Blackstar United ou Zombie Eaters. Désormais, si ce n'est pas déjà fait, il faudra compter sur Aerôflôt ! Les acteurs de ce quatuor ne sont pas si inconnus que ça puisque des membres de Calc, Déjà Mort ou Year of No Light, autre formation bien connue de la ville girondine, en font partie. Pourtant bien loin des groupes pré-cités, Aerôflôt, avec son dernier album Disco negro, fait dans le rock discoïsé et synthétisé. Avec un groove bien massif à base d'ouverture de charleston par-ci et de grosses guitares noisy par-là, les bordelais cadeautent les aficionados de dancefloor et ceux des scènes rock alternatives. Car rien que d'y penser, en écoutant le disque, on s'imagine déjà la salle de concert retournée après le passage du combo. Une énergie débordante est, en effet, retranscrite à travers le bon travail de Stephan Krieger (producteur des studios Amanita et également membre des basques de Voodoo Muzak), mettant notamment en avant une basse bien ronde et bourdonnante, pouvant rendre "jaloux" les créateurs de hip-hop ou de dub, et un clavier aidés de multiples effets faisant penser à celui de Joe Evil de Grimskunk ("Lost en la cocina" en est un parfait exemple). Mais ces éléments ne traduisent pas à 100% ce qu'est la musique d'Aérôflôt. Dès la première piste ("Volcano"), on se surprend à penser que Cédric Bixler est venu featuré avec les bordelais, mais on se rassure très vite par la suite. Même si il est vrai que le chant, souvent noyé dans le son, fait penser au chevelu d'At the Drive-In et The Mars Volta (le chant en espagnol sur certains titres n'arrange rien à la comparaison), il est assez varié en somme. Il sera difficile de ressortir de l'écoute de Disco negro sans avoir pris au moins un quart de baffe car Aerôflôt délivre un album honorable et cela sans véritablement révolutionner quoi que ce soit. Espérons toutefois qu'ils garderont le cap sur cette lancée et ne tomberont dans l'insipide sur les prochaines productions comme de nombreuses formations françaises l'ont fait auparavant.
Ted
http://www.w-fenec.org

- PERTE ET FRACAS

C'est d'abord le son qui séduit. Enregistré par Stephan Krieger, l'homme en forme du moment. A ce rythme là, il va finir par remplacer l'autre fameuse marque déposée Enregistré-par-Steve-Albini, prouvant une nouvelle fois qu'il n'ait pas besoin de franchir l'Atlantique quand on a la qualité à portée de main, qui plus est dans un pays Basque tellement plus accueillant. Un son ample et massif, enveloppant et dur sur les bords avec une voix comme je les aime, c'est à dire noyée dans la masse. On pense carrément à Die Princess Die sur le premier morceau, comme ça, sans sourciller, dans cette approche sonore bouillonnante. Ca commençait fort. Mais l'emballage, c'est bien beau, le plus important reste l'écriture, le nerf de la guerre. Et dans ce domaine, le groupe soigne les accroches et délivrent quelques titres qui sortent du lot comme le mini-tube en puissance Desert fuck fuck, Pitbull of the pant leg, Euro panties et son final répétitif ou le titre d'ouverture plus velu Volcano. Aerôflôt nous sort de son port de Bordeaux, une belle cargaison de rock mutant bien dans l'air du temps. Un rock discoïde à la mode pour faire danser les foules avec la basse bien ronde et le charley allègrement titiller. Jusqu'à l'agacement. C'est bien ancré dans son époque où tout se recycle plus que jamais, ça vieillira très mal mais en attendant, c'est efficace et ils le font largement mieux que le dernier Chinese Stars. Qui plus est donc dans une masse sonore où se fondent dans le décor des couches de synthés/moog pour donner de l'épaisseur au propos, donner de la consistance à un rock qui n'aurait autrement pas fait illusion longtemps, façon !!! (Chick Chick Chick) en plus pêchu. Car ça ne fait pas que danser un Aerôflôt. Ca envoie valser, le genre de pas à finir dans les coursives. Ca fait décoller grâce à des passages frontaux où on oublie la bienséance en vous écrasant bien les pieds, délaissant les passages trop faciles pour des ambiances plus poisseuses à la Phantom Limbs. Hélas, ça ne dure pas l'espace de tout un disque. Arrivé à la moitié de l'album, on commence à fatiguer. Le groupe tourne en rond. Ils ont beau continué à se démener, l'inspiration s'épuise, notamment le temps de deux instrumentaux quelconques, Lost en la cocina et Für Zimmer terminant l'album. Ou alors c'est juste que point trop m'en faut de ce genre de sucrerie acidifiée aux gimmicks parfois trop flagrants. Un album tour à tour séduisant et irritant, qui part sur les chapeaux de roue mais qui ne tient pas la distance. Heureusement qu'Aerôflôt n'est pas normand sinon la conclusion aurait été toute trouvée.
SKX
http://www.perteetfracas.org

- SPIRIT

>>> Lire l'article
http://www.spiritonline.fr

- LONGUEUR D'ONDES #49

Véritable ovni de la scène indépendante française, improbable rejeton des Thugs et de Spicy Box, ce groupe bordelais, déjà riche d’un album et d’un split single avec Adam Kesher, a pris le temps de roder son style mutant (disco-punk-techno-indus-metal… ?). Une fois passé l’implacable mur de guitares martelé par un clavier furieux et structuré par une section rythmique d’assaut, on est captivés par le chant hurlé parlé en arrière-plan et la finesse du travail sur les samples et les arrangements. A l’instar de groupesn comme !!!, Aerôflôt a su intégrer le legs de ses aînés et se distingue du flot actuel grâce à un album dont on ne ressort pas indemne. Puissant, pêchu, agressif, nbruitiste et franchement jouissif, ce disque, c’est Stakhanov sous amphétamines, en salopette de cuir, qui dézingue un Tupolev à grands coups de barre à mine. Décadent et imparable.
>>> Voir l'article
http://www.longueurdondes.com

- A DECOUVRIR ABSOLUMENT

Pour ce troisième album de Aerôflôt, il ne faut vous le cacher nous avons préparé notre intérieur, comme on prépare sa maison dans certaines iles du pacifique avant le passage d’un ouragan. Les matelas ne serviront plus à dormir, mais à amortir les chocs venant de l’extérieur, et la table sera le parfait bouclier à des gravats perdant le sens de la gravité. N’ayant pas abandonné le graphisme russe, Dima, Docteur Bardou Jacquet, Don Postpuce et Le Mage n’ont pas n’ont pas non plus abandonné ce sens de la cascade, de la contusion, de la catastrophe. En parlant, dans la feuille de presse de « Kitsch rétro-cubo-futuriste », le groupe se donne bonne conscience, laisser émerger une étiquette à une musique qui finalement n’en a pas. Car que diriez vous après une écoute puissante de « Euro Panties » excepté, « oh la vache Godzilla est de retour avec la tête de Lenine et le corps d’Iggy Pop lamé comme un musicien de glam rock ». Que diriez vous à l’écoute de « Lost En La Cocina » excepté « oh putain la Mano Negra rencontre Devo dans un bar rasé par un raide l’aviation civile swazilandaise ». Qu’auriez vous dit dés l’introductif « Volcano » excepté « oh putain The Fall c’est fait coincé le corps entre le 13 éme et le 14 éme étage de la tour infernale qui décolle comme un bon vieux Soyouz ». Que dire de plus, excepté que ce « Disco Negra » est une « Puta’s Fever » électro punk. Puissant.
Gérald de Oliveira
http://www.adecouvrirabsolument.com

- SUD OUEST

>>> Lire l'article
http://www.sudouest.com

- NOVAPLANET

Et de deux pour les cryptos-stals d'Aéroflöt... Leur nouvel album "Disco Négro" vient d'atterrir sur nos bureaux, fracassant au passage les fenêtres en raison d'un mélange de combustible toujours aussi explosif à base de post punk torturé, de disco honteux et de mille emprunts jamais avoués aux meilleurs des musiques des masses populaires de ces cinquante dernières années. Le tout convulsivement shaké par leur soins, puis passé au gravier et au piment (rouge) par le sorcier Stéphane Krüger dans son antre d'Amanita... Une bombe pareille, ça se fête, sur scène, bien sur, et sans aucun doute, tout nus à la fin... Avec leur camarades de la révolution socialiste éternelle les Hot Flowers et Victory Hall.
http://www.novaplanet.com

HAUT DE PAGE | Reviews

Reviews - Split vinyl

Guillaume Gwardeath
- QG Trahison
février 2006
Quand Datcha Discos m' a proposé de mettre quelques billes sur la réalisation d'un split 7" Adam Kesher/Aeroflot, je n'ai pas hésité une seconde avant de fracasser le petit cochon.
D'abord, le format sept pouces vinyle, comme on dit dans le Sud Ouest, ça va dailler tous les technophiles qui ne jurent qu'Ipod, mp3 et autres gadgets. Ça fera encore plus baver les nerds qui attendent tout fébriles que débarque la platine à port USB (patience, elle arrive).
Ensuite, les groupes…
Aeroflot = best rock'n'roll show in town. C'est moi qui le dis. À quel genre de délire intégral, tout de même, peut conduire le choix de l'option russe comme LV1 au collège… Des bancs du lycée Cassignol à la cave de répet, l'équipage a conservé un goût pour l'esthétique kitch d'un réalisme-socialiste de pacotille. À la scène : port de la chemisette rouge et brassard komsomol. À la ville : port du survêtement siglé en cyrillique. Une vraie discipline. Curieusement, le chanteur a opté pour un peu d'anglais et beaucoup de castillan. Il est vrai que dans son histoire, Bordeaux a accueilli globalement plus d'Espagnols que de Russes blancs. Quand on voit l'hystérie dans les clubs quand Aeroflot déballe sa brocante ambulante d'amplis et de synthétiseurs, on se dit que si Brejnev avait un peu plus écouté Devo, le dance floor aurait été quand même beaucoup plus disco-punk les 1er mai sur la Place Rouge.
Adam Kesher = de vrais mecs zarbis. J'aime bien prendre l'apéro avec eux. Quand leur guitariste/compositeur Gaétan est bourré, il finit toujours par citer Claudel ou Mauriac, c'est pittoresque. On imagine le savant bordel dans leur piaule de lycéens, il n'y a pas si longtemps : les cendriers, les bouteilles, les VHS de Lynch, les piles de bouquins siglés NRF, et les skeuds épars. Des CD à peine sortis de leur sachet du disquaire Total Heaven, LA référence "From Punk To Funk" de Bordeaux (The Rapture, Robocop Kraus…) et des vinyles renvoyant, à l'aune du jeune âge de Julien et Gaétan, à une sorte de préhistoire : Joy Division, Gang Of Four, The Cure… Dès leur première démo, le faux frères Kesher font causer d'eux au sein de la scène locale. Au printemps 2004 , ce sont des grands frères qui sont convoqués pour compléter la formation live. Le casting est symptomatique de l'alchimie souhaitée : la guitare post-hardcore-noise d'un Metronome Charisma/Year Of No Light, la frappe énergique d'un Donald Washinghton (hardcore old school), le clavier electro d'un ex-LeHavre et la basse power pop d'un Calc…
Tiens, une confidence : je me suis bien embrouillé avec la "directrice artistique" déléguée par le Printemps de Bourges pour voir quel groupe envoyer dans le Berry (terre rock, comme Chuck Berry), et quels groupes confiner dans leur enclos provincial tel le volatile landais que le H5N1 menace. La cuistre avait démoli mes deux favoris pour représenter l'Aquitaine au Printemps de Bourges : Aeroflot et Adam Kesher. "C'est pas du rock, ça joue mal, il sont disposés n'importe comment sur scène, bla bla bla". Un flot de conneries désobligeant. Je suis bien content de voir les groupes de MA liste avoir le buzz aujourd'hui : photos sexy dans Rock&Folk, chroniques élogieuses dans les Inrocks, concerts, festivals, disques, week-ends à Londres. Très bien. Les groupes de SA liste, ils sont déjà aux oubliettes des castings des agences de sosies de Noir Désir.
Vous faites un apéro avec Adam Kesher et Aeroflot en terrasse du café El Inca ou au comptoir du club Heretic, et vous l'avez, l'essence de la nouvelle scène bordelaise. Pas besoin de chercher plus loin, va.

POSITIVE RAGE

AEROFLOT / ADAM KESHER"split"(Trahison records / Datcha Discos)
Sorti sur le nouveau label de l'ami Gwardeath, Trahison rds, ce petit 45t réuni, comme essaie de le prouver la bio, "l'essence de la nouvelle scène bordelaise" ! D'un côté Aéroflot dont nous avons déjà dit du bien sur ce site, de l'autre les très tendance Adam Kesher. Les premiers, qu'il me tarde de voir en concert tant les éloges sont nombreuses à leur sujet, jouent toujours les maîtres de soirées, avec un rock noisy dansant et quasi new-wave, gavé de synthétiseurs, de visuels russes et de chant espagnol. Une sorte d'ovni dans la scène rock actuelle. Comme devaient l'être Devo (cité dans la bio) à leur époque ! Ici, le titre sonne un peu comme du PIL remixé par un groupe new-yorkais ! La classe. Sur l'autre face, on retrouve Adam Kesher, un all-star band de Bordeaux (membres de Metronome Charisma/Year of no Light, Donald Washington, Calc, etc.). Et si les gars maîtrisent à mort leur sujet, j'ai vraiment du mal à comprendre qu'il ne s'agit pas de Robocop Kraus, mais bien de gars de Bordeaux ! On a affaire à un rock dansant, qui pourrait séduire ceux qui n'ont jamais entendu le groupe allemand (Rock & Folk et les Inrocks par exemple), mais qui nous rend trop schizophrènes pour vraiment accrocher. C'est très réussi mais incroyablement trop proche de l'original. Et les deux ou trois sursauts pris à The Rapture n'y changeront rien… Attention tout de même aux droits d'auteurs ! [mg/POSITIVE RAGE]

HAUT DE PAGE | Reviews

Reviews - Que te den !

KRINEIN MUSIQUE
- Novembre 2005
Aller sur le site : http://musique.krinein.com
Ils sont quatre, viennent de Bordeaux, ont des looks de choristes de l’armée rouge échappés d’un goulag, comptent parmi eux un membre des forts recommandables Calc, (mais sont aussi issus d’Acrimonie et de Summer factory), usent de pseudonymes à coucher dehors, aiment allier l’espagnol à l’esthétique soviétique pré-guerre froide, et s’amusent à collisionner tout un tas de styles musicaux avec une indéfectible touche kitsch et une insanité mentale qui frise l’indécence. Aerôflôt se pose sur Krinein, après avoir déjà fait parlé de lui chez pas mal de confrères (l’album datant du mois de mai de cet an).
«Ceci n’est pas un groupe»
On ne va pas s’en cacher, mais dès les premiers instants de l’écoute, on pense incontestablement à Flying Pooh (en moins métallique) : les claviers baveux et cosmiques (un morceau comme Desert suck suck est emblématique de ces pulsions hallucinées et dégingandées), les cassures de rythmes inopinées et les bidouillages électroniques (à forte teneur en spatialité extra-terrestre) dans tous les coins (Glad to be fired et ses ruissellements lumineux), les accès de furie électrique (My dentist is God et son final hurlé à plein poumons), les textes et titres foutraques et décalés… Se réclamant aussi bien de Devo que des Stranglers, de Soft Cell que des Monks, ils ne rechignent pas à disserter sur un post-punk sautillant à souhait, à s’épancher en instrumentations post-rockeuses (le final du fractionné Bad lover son), à cavaler tels des skins communistes au punk acéré et trituré (Kamchatka vs Yakoutie et sa batterie possessive), épatant aussi bien dans la sobriété de notes tendues et sucrées (TV PAO personality, fable eletrco-pop d’apparence docile et chatoyante mais à la critique latente) que dans les concertos bruitistes grinçants (Goum et ses breaks stratosphériques).
Aérophagie flottante
Ambiances malades (Waiting for my brain à la forte odeur de camisole) et bancales, déclamations hispaniques aux airs de bande-originale, décor de cirque funeste et psychotique (Martin Burger King et son côté croonerie infernale, ses zboing et bleep bleep, son embardée insoupçonnable)… le quartet égrène les atmosphères et s’impose comme un regroupement de conteurs dérangés, plus enclin au travail instrumental et aux rafales de clins d’œil qu’à la fabrication d’un piédestal vocal (le chant est rare, en plus d’être en retrait et déformé). Les musicologues (modernes) risquent de prendre leur pied à décortiquer ces assemblages qui ne craignent ni le mauvais goût mélodique ni l’overdose de décibels, tandis que le commun des mortels prendra le sien à remuer la bave aux lèvres et l’entonnoir sur la tête. Car irrépressible est le besoin d’arborer un regard convergent et de placer une main sur la poitrine tout en sautillant négligemment sur ces morceaux de folie brute mais réfléchie.
Le quatuor joue les cascadeurs tout au long d’un disque qui nous aurait paru franchement novateur il y a quelques années mais qui apparaît aujourd’hui comme un simple bon disque de genre, naviguant entre la série B et la fanfare pestiférée (joli artwork d'ailleurs). On espère toutefois entendre à nouveau parler de la bande à l’avenir tant son érudition dans le rafistolage sonore a de quoi séduire. Aérôflôt surprend moins que prévu mais attise la curiosité.
Zdenek

W-FENEC
- Octobre 2005
Aller sur le site : http://www.w-fenec.org
Loin, très loin des productions électro actuelles, à des kilomères du rock british qu'on entend partout, Aerôflôt semble pourtant utiliser les mêmes ressorts. A la manière d'un Air décomplexé, Dima, leader du groupe et bidouilleur de sons infatigable, soigne les samples et va chercher son inspiration en dehors des sentiers battus. Quant au rock d'Aerôflôt, puisqu'il s'agit surtout et avant tout d'une véritable formation rock, il lorgne lui aussi derrière lui, du côté des années 80. On pense parfois à Devo, aux productions post-punk de l'époque en général. Sauf que ceux-là ont quelque chose en plus qui fait tout leur charme, cette petite touche kitch qui fait mouche. A écouter les sonorités et bruitages de l'album, on croirait presque qu'il a été enregistré à bord d'une navette spatiale russe, où les quatre musiciens d'Aerôflôt se seraient amusés à appuyer sur tous les boutons, jusqu'à ce que la navette décolle vers une planète peuplée de petits hommes verts plus amusants qu'effayants, locaces en tout cas. Les références ne manquent pas non plus et ne semblent être là que pour être passées à la moulinette.
Bande son imaginaire d'un film de série B déjanté, hymne de la révolte prolétarienne moderne, message crypté à l'intention d'intelligence supérieure extra-terrestre : le doute reste entier sur les intentions premières de ces stakhanovistes de la production musicale.
Anne

POSITIVE RAGE
- Septembre 2005
Aller sur le site : http://www.positiverage.com
Sorti il y a quelques mois, ce premier album d'Aeroflot méritait qu'on s'y intéresse d'un peu plus près. En effet, ces bordelais nous proposent un rock dansant bourré d'influences sixties et électro-pop qui le rendent des plus séduisants. Leur univers est sucré et coloré (sous couvert d'imagerie soviétique), et sent bon la piste de danse. Oubliez les T-Shirts noirs et autres mines tristes, avec un tel album, c'est paillettes et pat def de sorties ! C'est vrai qu'à l'accoutumé, l'indigestion aurait pu venir gâcher la fête, mais ce n'est heureusement pas le cas. Quelques douleurs d'estomac se font bien sentir sur la longueur, quand le groupe veut en faire trop, mais les gammes sixtisantes nous font tout accepter. D'autant plus quand on sent que certaines influences plus bruyantes effleurent les doigts des musiciens… On flirte alors avec un excellent post-punk. Un disque idéal pour animer les boom entre amis. Parfois, on se passerait bien de certaines rythmiques trop "dance", mais quel plaisir de pouvoir faire danser les collègues avec autre chose que du Bloc Party…
[mg]

CAF'ZIC
- Septembre 2005
Aller sur le site : ttp://cafzine.monsite.wanadoo.fr
En France pour moi il y a deux groupes pop que j'emmènerais sûrement dans ma valise pour un exil forcé : les SUMMER FACTORY pour leurs mélodies accrocheuses mais aussi et surtout AERÔFLOT. Ces derniers rajoutent à la pop un groove extraordinaire et finalement un côté franchement rock'n'roll, bien plus développé que la majorité des groupes justement définis comme rock'n'roll par la presse à gros tirage. Chez AERÔFLOT, pas besoin de chanteur charismatique, de beaux blonds bien accoutrés et ultra sexués, le sens du groove, c'est dans les compos qu'on le trouve, l'inventivité est leur qualité principale, les rythmes effrénés achevant de vous convertir. AERÔFLOT est tout bonnement l'un de mes groupes préférés depuis quelques temps. " Que te den ! " est leur dernière production, il vous faut la découvrir d'urgence !

ROCK & FOLK
- Septembre 2005
Aller sur le site : http://www.rocknfolk.com
Depuis deux ans, le quatuor bordelais Aerôflôt s’amuse à marier rock et électro au gré de rythmes et de chœurs enlevés qui peuvent évoquer Devo, avant de replonger bille en tête dans une new wave post-punk. Ce premier album virevoltant multiplie les clins d’œil musicaux et dépote de manière plaisante des morceaux vifs et inventifs, même si aucun d’entre aux ne parvient réellement à sortir du lot. Avec ce disque dansant, le groupe canalise son énergie dans une direction résolument fun ponctuée d’une pointe d’humour plutôt kitsch.
H.M.

TRIBORDS
- Juillet 2005
Aller sur le site : http://www.tribords.com
Atmosphérique, étonnamment poétique, le suspens règne, et d'un seul coup l'incisif, le tranchant, voix travaillée à l'ordinateur, on pourrait qualifier leur musique d'expérimentale si l'on y retrouvait pas une mélodique chaleureuse et pourtant si torturée. Des bruits venant de toute part sans perdre pour autant un rythme entraînant. Les différentes plages sont vraiment différentes, les textes sont à mourir de rire surtout sur une musique comme ça, décalée au possible, un album a écouter pour se distraire, c'est l'effet que ça fait. Tiens on téléphone, samples en veux tu en voilà, Tout à coup on glisse dans de hautes sphères, ça plane pour moi. De la gouttelette d'eau au hurlement d'horreur, du punk déjanté à la country festive à l'esprit toujours rock ce groupe vous baladera où il a envie de vous mener. Une excellente promenade aux paysages atypiques à ne pas louper.
Christelle

MAGIC
- Juillet 2005
Aller sur le site : http://www.magicrpm.com
La politique affichée –et ô combien saugrenue- du combo bordelais dont c’est ici le très réjouissant premier album, est d’ « introduire une dose de réalisme socialiste électronique dans l’underground français »… Les musiciens menés depuis 2003 par l’agitateur Dima, éminent bidouilleur de synthés, ne cachent pas leur goût pour les Stranglers et pour la la grande imagerie collective des luttes prolétariennes. Ajoutons le souffle de Devo, les rouages crissant de Pink Floyd, et l’on obtient une stupéfiante performance d’électro-rock. Soit un Air plus tourbillonnant. Renseignés sur les penchants léninistes du groupe, on a déniché cette phrase du père de la révolution bolchevique, qui soulignait en 1921 que le socialisme, c’était « les soviets plus l’électricité ». Plus surréaliste que romantique… D’ailleurs, la fée électricité fait ici des étincelles : des compteurs qui disjonctent et des machines qui déraillent. Le résultat est un ensemble de compositions alertes et délicieusement colorées, même si c’est parfois assez sombre. Le groupe a l’art des descentes vertigineuses, au fil d’une orchestration toujours plus inventive, qui grouille des bruits les plus incongrus. L’idéal pour pleurer, entre nostalgiques, sur la disparition de la glorieuse sidérurgie. Car avec Aerôflôt, on entre dans une ère post-industrielle : on serait plutôt dans la salle des machines d’un vaisseau spatial où, sous des néons rouges, de mauvais farceurs s’amuseraient à toucher tous les boutons. Notons la qualité remarquable du mixage, pour une musique presque raffinée, qui reste raisonnablement chahuteuse : on a droit à quelques douces caresses électroniques (My dentist is god) aui se transforment assez joliment en courses éffrénées de guitares (Waiting for my brain). A écouter en boucle, pour les plus stakhanovistes !
Cédric Fabre

COSMOSONIC
- Juillet 2005
Aller sur le site : http://www.cosmosonic.com
Ca y est ! Le démoniaque groupe Aérôflôt remet ça et cette fois-ci c'est son premier album qu'il nous balance à la tronche. Un truc terrible, génial, un vent de folie electro-metalo-punk. Une force de la nature que ce groupe de cinglés. Après un incroyable 5 titres Especial en 2003 et une belle démo "Tsar Sistema" en 2004, le combo bordelais se déchaîne et voit rouge sur un album vrai de vrai, 10 titres bourrés d'adrénaline, de sauce bacon, de coups de fouets, de tambours battants, de hordes de troupes soviétiques sur fond de tapisserie psychédélique.
Aérôflôt fait parti de cette minorité de groupes français décalés, à la musique novatrice, "rétro-futuriste" comme ils le disent eux-mêmes, toujours en marge des standards et extrêmement dynamique et efficace. Parmi la quantité astronomique de démos/CDs que Cosmosonic reçoit par an, il en existe quelques uns qui se comptent sur les doigts de la main et qui font toujours mouche. Aérôflôt fait parti de ceux-la, les meilleurs crus annuels, ceux qui marquent et ceux qui remportent tous les suffrages. Aérôflôt, c'est avant tout quatre joyeux drilles foncièrement russophiles version tequila : une sorte de rapprochement détonnant de l'Espagne et de la Russie. Dima, Bardou Jacquet, (déjà connus sous Summer Factory ), Don Postpuce (Calc), Le Mage (Acrimonie) pour les citer. Une troupe en marche qui après 2 années de travail sort son premier album : une réussite artistique presque logique.
Comme dirait Stupeflip : "Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ; Ca te prend par la croupe et te retourne comme une crêpe". Eh bien "Que Te Den", le premier album d'Aérôflôt c'est un truc dans le genre, un truc de fou, qui se bonifie d'année en année. Depuis 2003, les quatre membres ont fait monter la mayonnaise. Sur ce LP, bien sûr on retrouve des titres déjà bien connus par les aficionados. "My dentist is god" reste cependant moins percutante que ses versions précédentes avec des samples et voix en retrait. Parmi les nouveautés : "Bad Lover Son" le morceau peut-être le plus classiquement rock de l'album ; "Spiridonov VS Loss" oppressant et martelant à souhait ; "Desert Suck Suck" un tube en gestation à la sauce disco ; "Martin Burger King" va vous remettre les neurones en ligne ou au mieux vous les désintégrer définitivement. Mais ne vous inquiétez pas, "Que te Den" n'est a priori pas dangereux pour la santé tant physique que mentale. Enfin jusqu'à preuve du contraire. Et rassurez-vous pas besoin d'attaquer la mer du Nord à la nage direction la Russie pour ce procure l'opus : "Que Te Den" est distribué chez Mosaïc Music et dispo sur le net sur http://www.iloveaeroflot.com (rubrique infos pratiques). A acheter sans hésiter.
Jamy

NOUVELLE VAGUE
- Juillet 2005
Aller sur le site : http://www.nouvelle-vague.com
Qu'est ce que c'est que ce truc ?! C'est la première réaction que l'on peut avoir quand on met le disque dans la platine. Mais très vite, on est pris par le rythme entraînant de cet ovni musical. Sorte de disco-métal ou electro-punk, on ne sait pas comment classer ce quatuor bordelais tant leur musique est hors de tous les formats que MTV veut imposer dans l'univers musical. C'est du délire, rien que du délire, le plaisir de jouer. Mais est-ce que ce n'est pas ça justement la vraie signification du mot " musique " ? Aeroflot pense que oui et ils nous le prouvent. Rythme tonitruant qui donne irrésistiblement envie de bouger, guitare puissante et autres sons venus d'une autre galaxie le tout avec un lyrisme provenant de toutes les cultures possibles et imaginables. Ce qui était de l'avant-garde il y a quelques années devient ici l'exemple de ce que doit être la musique. Le pied… Guillaume Martel HHH

SUR LA MÊME LONGUEUR D'ONDES
- Juin 2005
Aller sur le site : http://www.longueurdondes.com
La mission des agents d'Aerôflôt infiltré en ex-URSS est tout ce qu'il y a de plus simple : dépoussiérer les vieux synthés qui traînent encore en bout de piste d'atterrissage et faire prendre aux vieux zincs de la compagnie aérienne russe un nouvel envol en fanfare. Leurs armes ne datent pas d'hier non plus, kalachnikov post-punk en bandoulière et sonorités eighties sous le capot. Mais les quatre Bordelais savent s'en servir à bon escient, eux qui ont subi l'entraînement spécial de Summer Factory ou de Pull par le passé. Bonne humeur, second degré et instrumentaux loufoques font ainsi très bon ménage sur un album décapant, qui renvoie toutes les Tsars Académies du monde à leurs chères études : Aerôflôt invente l'électro-pop à la sauce KGB rock'n'roll et redore le blason de la flotte soviétique en un coup de faucille et une lampée de vodka.
Nazdrovie !
Jonathan Hénault

ECHO DANS LA PLAINE
- Juin 2005
Aller sur le site : http://echodanslaplaine.free.fr
Toujours aussi cool ce groupe ; non, c'est encore mieux en fait. Aerôflôt envahissent depuis plus de deux ans les contrées new-wave electro rock, contrées foulées par le passé par Devo, Suicide, Add'n'to'X et autres. Et plantent dans ces grises vallées biélorusses des fleurs catalanes. Le mur de brique de la vieille Europe tombe sous l'assaut des microprocesseurs du soleil. C'est une guerre que nous voyons. Une guerre de plus en plus débridée, à l'érotisme asexué ; une odeur de décadence s'étale dans les plaines, l'odeur d'une série B rock'n'roll où des monstres mutants attaquent des bimbos en bikini. C'est une guerre joyeuse où il n'y a pas d'armes, pas d'armée. Etrange… Je me rapproche et, non, c'est un concours de mazurka dans un bayou andalou, ça fait peur comme un train fantôme dans une freak's foraine. Ca y est, j'y suis… Non, c'est un sacré bordel orchestré de main de maître par un groupe bordelais : Aerôflôt. Et, grand dieu, c'est diablement bon… (Arkom)

A DECOUVRIR ABSOLUMENT
- Juin 2005
Aller sur le site : http://www.adecouvrirabsolument.com
Nous le savions depuis qu'ils nous avaient offerts glad to be fired pour une de nos compilations, les aeroflot naviguent dans des eaux troubles et impulsives et ce premier album ne nous prouvera pas le contraire, retrouvant ce groupe qui entre ses claviers et son assise rock, choisie de tout mélanger pour donner à ce son le droit de jouer avec Deus ou un jon spencer sans sex appeal. Commencer un album par my dentist is god c'est déjà faire preuve d'un trouble certain, mais que dire alors de toucher à l'icône en se mangeant un alléchant et plantureux martin burger king à la sonorité actuellement "friandisé" par les amateurs de " oh ouais moi aussi je vais découvrir le nouveau son qui fait penser à de l'ancien, mais que l'on a que cela à ce mettre sous la dent ". Clin d'oeil appuyé (tv pro personality) ou vraie prise de position sur les mains le séant comme premier plan, on tardera à savoir qui sera en finale entre spiridonov ou loss, entre le kamchatka et le yakoutie (bien connu des amateurs de risk), mais on ne tardera pas à prendre la suite de cette furie venue de chez nous après un stage dans les stocks de l'ancienne armée rouge….De plaisir. Un joli bonbon coloré et poivré.
Gerald de oliveira

GUEULE DE BOIS
- Juin 2005
Aller sur le site : http://www.gueuledebois.org
AERÔFLÔT : déjà j'adore leur bio déjantée, et je résiste à l'envie de vous en recopier de grands pans. L'important, c'est leur actualité : la sortie le 16 mai de leur premier CD : “Que te den !”, après 2 démos. Un superbe travail : des sons rock qui donnent envie de danser, mais très modernes grâce à l'électro, plus des sons incongrus, le tout est le plus souvent instrumental, avec sur certains morceaux des chants aussi bien en espagnol qu'en anglais. Mais les mots ne peuvent traduire la fraîcheur, l'originalité, l'imagination créative, le rythme et en même temps la fabuleuse orchestration et l'unité de sons des 10 morceux de ce CD. S'il y a un son “Kusturica”, il y a un son “Aerôflôt”. J'aime et vous devriez aimer. A découvrir quand on dit aimer la musique.

TOBOZO
- Mai 2005
Aller sur le site : http://frport.tobozo.com
Mélanger une guitare Greitch qui sonne tantôt comme une melopée sur autoroute style Chris Isaac , tantôt comme un riff ravageur à la Cramps , des claviers électro-rock surchauffés et en apesanteur genre B52 , des rythmes sautillants menés par des syntés basses Devo -tiques, tout ça avec des voix schyso-maniaques à la manière de Prodigy , c'est l'idée saugrenue de ces mauvais garçons qui ont baptisé leur groupe comme l'héroïque ancienne flotte soviétique Aeroflot . Une idée tout aussi saugrenue qui leur permet néanmoins d'ajouter à leur musique un visuel presque grotesque, des costumes dérivés des surplus de l'armée rouge, une imagerie kitsch inépuisable, toujours à la limite de l'insolence, reprenant ainsi la démarche intelligente de Marilyn Manson , à savoir : le visuel prend place là ou la musique lasse. Mais en réalité, chez ce groupe Bordelais, point de désuétude, c'est du Rock'n Roll pur jus, à la sauce Aerôflôt . Et l'on se surprend à penser, comme à chaque fois, que le Rock n'est pas mort et qu'il suffit de pas grand chose pour qu'il renaisse : de la fraîcheur, sans prise de tête et l'âme complètement déjantée.
Marcus Chapka

FOUTRAQUE
- Mai 2005
Aller sur le site : http://www.foutraque.com
De l'ex-URSS, le groupe Bordelais Aerôflôt ne retient que les grandes heures de gloire d'une aviation peu évolutive, ainsi que, peut-être, une certaine idéologie utopiste toujours actuelle dans les partis de gauche. Malgré cela, on se demande si Aerôflôt rejoindrait les unanimes communistes du Non ou les trotskystes appelant le Oui.
Hors de tout contexte politique, leur premier album !Que Te Den! n'a de bolchevique que la pochette. Le groupe a préféré à la langue de Malevitch la langue espagnole. Des très regrettables Bratisla Boys , ils ne gardent qu'une apparence costumière, de toute façon ils préfèrent l'aviation à la flotte sous-marine. Il est difficile de les rapprocher de la Nouvelle Vague, en effet, si le synthé autrefois abandonné revient, un manque de basse les sépare du post-punk. Aerôflôt , composé de Dima, Docteur Bardou , Le Mage et Don Postpuce ( Calc ), fait main basse sur l'électro-punk, en saturant sa musique de bidouillages électroniques, bordéliques quand il le faut. Zinzins de l'espace musical, ils ne connaissent que trop leurs références terrestres telles The Fall , Devo ou les B52's mais sont plus robotiques comme les Add N To X . Les paroles espagnoles paraissent sortir d'un extrait de film et, dans les grands moments mélodiques des instruments, elles disparaissent.
Finalement, les Aerôflôt emprunent plusieurs voies tout au long du disque et sont assez sages pour débarquer sur les dance-floor d'aujourd'hui.
Brian Flysave

BENZINE
- Mai 2005
Aller sur le site : http://www.benzinemag.net
Formation bordelaise chantant en espagnol, Aerôflôt joue un rock sautillant mêlant guitares et claviers aux sonorités vintage dans un esprit punk et sauvage qui rappelle une certaine époque ou le rock arrachait vraiment. Avec ce nouvel album, le groupe poursuit sa quête vers une authentique forme de rock'n'roll absurde et réjouissant. Un groupe à découvrir sur scène sans aucun doute.
(3.0)
Benoît Richard

MAGIC BOX
- Mai 2005
Aller sur le site : http://www.lamagicbox.net
Il y a moins d'un an, à propos de leur précédente démo, nous écrivions ceci :
We are not men, we are… Aerôflôt" . On n'a que trop rarement l'occasion de faire référence à Devo … mais là on peut. Les Bordelais d'aujourd'hui sont aussi déjantés que les Américains des années 70. Sauf que les Aerôflôt ne se mettent pas de pot de fleurs sur la tête…Leur marotte c'est plutôt les années Soviétiques (trop d'exposition cathodique aux JO de Moscou en 1980 sans doute). Et puis, la musique électronique est depuis passée par là. Dima, l'un du club des 5, avoue avoir été marqué par les Stranglers et cela s'entend, à la fois pour le côté couillu et pour le synthé psyché de Dave Greenfield. Aerôflôt utilise à tous les étages l'électronique, très bien (le 80's TV Pro personality ), et souvent couplé avec guitares Gretsch. Avec eux, l'electro-rock a un sacré caractère ; on devrait dire d'ailleurs électro-rock n' roll ou electro-punk (le "riské" Kamchatka vs Yakoutie ; Glad to be fired et sa voix déformée). Cramps est passé à la moulinette de Add N To X (ou est-ce le contraire ?) ; (...) on se souvient de l'étoile filante Sigue Sigue Spoutnik . C'est frais, sans prise de tête et totalement déjanté ! Et même sur l'excellent Goum , ça remue à rendre jaloux M83. "
Depuis, Aerôflôt a trouvé un label intéressé par ses élucubrations. L'album est très proche de la démo, même si les morceaux ont été remastérisés (Goum devenant un peu moins percutant...allez comprendre). Les morceaux espagnols ont été écartés sans doute pour plus de cohérence, remplacés par de nouveaux titres, bien dans cette lignée electro garage-punk de série B ( Waiting for my brain ) ou même inspiré par le psychédélisme post- Pink Floyd ( bad lover son ). A moins qu'il ne s'agisse là que la version décalée et amusée de Gomm ( Martin Burger King ) Plus ça va et plus on se dit que la musique d'Aérôflôt est viable dans le temps.
Denis Z

MUZZART
- Mai 2005
Aller sur le site : http://www.muzzart.com
Le dernier opus d'aeroflot mérite d'être acheté. Un travail galvaudé par le live. Des compositions enregistrées avec un soin qui n'a pas entammé le côté dansant de morceaux qu'on sera heureux de retrouver chez soi avec le son des meilleurs concerts. Il serait même à souhaiter que des DJ ouvrent leurs horizons en passant ce genre de musique pour faire danser les foules.Style? Aeroflot en épouse un sciemment tout à fait batard. Ils se placent habilement sur une frontière où le disque ne dessert pas plus le propos que le concert. Une position difficile a trouver, que le groupe aura mis du temps à stabiliser. La seule complexité du groupe qui réside dans la variété incongrue de ses instruments a été suffisament pratiquée désormais pour couler de source. Cela permet des constructions de plus en plus festives malgré des thématiques on ne peut plus nihilistes.Il faut noter que la dernière limite du groupe qui semble ultime, réside dans des textes dont le non-sens parfois jouissif peut encore sonner abstraitement anglophone, ce qui les classe parmis tant de groupes déracinés qui n'ont pas su apprivoiser le sens et donner par là un nom à la chose qui les fait grimper aux rideaux. Le groupe a d'ailleurs fait la preuve d'une certaine ignorance quant à son impact idéologique en passant à la galerie "à suivre" des vidéo d'un goût plus que douteux.
Par lexlegis

VELVET MAGAZINE
- Mai 2005
Note : 8/10
On entend déjà les goulags de bonne famille troquer les cœurs de l'Armée Rouge pour leurs rythmiques sautillantes, Aerôflôt invente l'électro-pop à la sauce KGB rock'n'roll et redore le blason de la flotte soviétique sans se préoccuper des attentats tchétchènes. Deux ex-Summer Factory et un Pull s'associent dans la bonne humeur pour former ce nouveau kolkhoze à la mission d'ordre public : dépoussiérer les synthés emballés depuis trop longtemps dans la naph(s)taline et démocratiser l'instrumental emprunté des élites intellectuelles. Une bonne louche à caviar de second degré, quelques lampées de vodka new-vawe pour arroser la Krêmelin des mélodies pop, kalachnikov post-punk en bandoulière et kazatchok assuré à l'arrivée en aéroport de Vnukovo. Sans que les Bordelais ne se débarrassent un seul instant de leur innocence doublée de cet optimisme de loosers patentés mais très tentants. La Tsar Académie na quà bien se tenir, la faucille et le marteau prennent position au bord de la Garonne!
Jonathan Hénault



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Concerts

19.11.11
BORDEAUX
- Saint Ex +LDLF +John Allen Muhammad | 24.04.11
SAINT OUEN
- Mains d'oeuvre Fuck Fest III w/ Marvin... | 22.04.11
BORDEAUX
- Saint Ex +Kourgane +Doctor | 31.03.11
BORDEAUX
- Hérétic Club +Cheveu | 11.09.10
BORDEAUX
- Saint Ex +Part Chimp | 09.09.10
POITIERS
- Le Next +Corbier +Gatechien +Carussela | 10.07.10
TOULOUSE
- Festival Copyfest au Pavillon Sauvage | 19.06.10
LE LOUROUX
- Festival Usinapommes | 04.06.10
BORDEAUX
- LE Saint Ex +Do all stars | 04.04.10
PARIS
- Le Klub | | 03.04.10
MONTAIGU
- Foyer des jeunes +Ofo am +Café flesh | 27.03.10
VITORIA GAZTEIZ (ES)
- Ibu Hots +Do all stars | 26.03.10
BAYONNE
- Kixkill +Do all stars | 27.02.10
ST HERBLAIN
- Le Fouloir +Birds Are A Live +Jfg +Octopus +Sudden Death Of Stars | 27.11.09
BORDEAUX
- Saint EX + Hot Flowers | 06.11.09
POITIERS
- Minima café | 05.11.09
TOURS
- Black Hawk | 23.10.09
MONTPELLIER
- Mojomatic | 22.10.09
TOULOUSE
- Pavillons sauvages | 17.10.09
FUMEL
- Pavillon 108 | 02.10.09
BEGLES
- Les Rendez vous de Terres Neuves + Puppetmastaz + Izia + Arthur H + 0800 | 21.08.09
BORDEAUX
- Le Saint Ex - Concert de soutien à La Centrale | 21.06.09
BORDEAUX
- Rock School Barbey | 12.06.09
PESSAC
- Festival Univers-cité | 13.05.09
BORDEAUX
- Rock School Barbey | 25.04.09
RIS ORANGIS
- Caes + Cheuveu + Tyvek | 24.04.09
PARIS
- Mécanique Ondulatoire + TuePogo E64 | 18.04.09
NANTES
- Spoutnik bar | 11.04.09
TARBES
- Celtic | 10.04.09
MONTPELLIER
- Mojomatic | 04.04.09
CASTELFRANC
- Derrière l’usine | 28.03.09
RENNES
- La Bascule + Mistress Bomb H | 27.03.09
TOURS
- Donald’s pub + Brankal | 14.03.09
BORDEAUX
- Saint EX + Hot Flowers + Victory hall | 13.11.08
BORDEAUX
- Hérétic club + Anavan | 01.09.08
BORDEAUX
- Hérétic Club + The Locust | 31.05.08
PARIS
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TOURS
- Donald's Pub + Do All Stars | 07.05.08
BORDEAUX
- le Son'Art + Iamthemightyjungulator | 03.04.08
BORDEAUX
- Hérétic club + Bogart and the Addictives + Minuscule Hey | 09.01.08
PARIS
- Le Batofar + The Shoes + This is pop | 15.09.07
BORDEAUX
- Hérétic club + Minitel + GRS club | 19.08.07
BILBAO
(spain) - Plaza Arenal | 16.05.07
BEGLES
- Le BT59 | 06.04.07
PAUILLAC
- Les tourelles + Victory Hall | 14.10.06
BORDEAUX
- El Inca + Prosperr + Tetsuo | 07.10.06
PERPIGNAN
- Le Drink eat | 19.09.06
PARIS
- Le Nouveau Casino + The infadels | 16.09.06
BORDEAUX
- Le Saint Ex + Naive New Beaters + Victory Hall | 30.08.06
PARIS
- Le Batofar + The Parisians + Eldia + Neimo... | 26.08.06
FONROQUE
(24) - L'autre Festival (24) + Improvisators Dub... | 21.06.06
BORDEAUX
- Rock School Barbey + The Garçon + Hot Flowers.. | 02.06.06
CASABLANCA
(maroc) - Festival "Boulevard des jeunes musiciens" | 01.06.06
BORDEAUX
- L'hérétic club + Adam Kesher + Nelson + Stuck in the sound | 12.05.06
BLANQUEFORT
- Salle polyvalente de Fongravey | 11.05.06
BORDEAUX
- Fnac | 07.05.06
PARIS
- La flèche d'or + Romain humeau + Calc + Hot Flowers | 02.02.06
BORDEAUX
- Son'art + Luc DS + Hot flowers + deborah & jon smith... | 20.01.06
BORDEAUX
- Rock Scool Barbey "Festival bordeaux rock" | 06.01.06
BORDEAUX
- El Inca + Dance machine | 10.12.05
RENNES
- Bar en Trans - le 1929 + DJ Torsenu & the space analog | 03.12.05
BORDEAUX
- Le Sonart + Panico | 10.11.15
PAU
- L'ampli + Rubin Steiner + Robert le magnifique | 05.11.05
MIRAMONT
(47) Le kinito + The craftmen club | 01.10.05
PARIS
La flèche d'or + Pull | 03.09.05
BORDEAUX
Le Plug + Kylesa + Antene Tres | 27.07.05
PARIS
Le Batofar + Warehouse 99 Project | 16.07.05
ROCHEFORT EN TERRE
(56) + Jon Smith & Deborah | 15.07.05
MONTMARTIN S/ MER
(50) Festival Chauffer Dans La Noirceur | 21.06.05
BORDEAUX
Forum Fnac | 24.05.05
BORDEAUX
Le Son'art + Il Fulgurante + Déjà Mort | 22.05.05
BEGLES
Stade Moga - Festival KO SOCIAL | 09.04.05
BORDEAUX
Local U + Musik Magik | 06.03.05
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Le Son'art + M83 | 12.02.05
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El inca + Kim + The garçon | 11.12.04
BORDEAUX
Rock School Barbey - ATS Bourges | 04.11.04
BORDEAUX
El inca + projets surprises | 02.11.04
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Galerie à suivre... - aerôfiôt'session 03 | 02.10.04
ODOS
(65) Salle polyvalente + Ned + Speedometers | 01.10.04
RENNES
Jardin moderne + The Dude + Deportivo | 30.09.04
BORDEAUX
Rdv PERAV'PROD - aerôfiôt'session 02 | 21.09.04
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Zoobizarre + Electrolochmann + Miss Noriko | 09.07.04
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Le fantomas + Il Fulgurante | 12.06.04
BORDEAUX
Rdv PERAV'PROD - aerôfiôt'session 01 | 08.06.04
BORDEAUX
Zoobizarre + Tex La Homa | 05.06.04
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CC John Lenon + Kim + Pull + Cyann & Ben | 04.06.04
LYON
Le blue banana + Hot Flowers | 28.05.04
BORDEAUX
Barbey + CAPC Ciné-concert AELITA | 16.04.04
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Le Caf'teur + Hot Flowers + Collapsing new people | 03.04.04
BRESSUIRE
Salle Emeraude + Happy Wizz + Rroselicoeur + Diogestif | 18.12.03
BORDEAUX
Local U + Chocolat Billy + Hypos + Antena 3 | 10.12.03
LIMOGES
Le St Michel + Cocktail Banana - Fest Pop sur la ville | 13.12.03
BORDEAUX
Barbey - ATS Bourges + Ginger Frolic + Zukr... | 05.12.03
BORDEAUX
El Boqueron | 22.11.03
LILLE
La malterie + The Domestics + Gérald | 31.10.03
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La MAC + Las Perras + Il Fulgurante + Magnetix | 21.09.03
TOULOUSE
Mix Art Myrys - Fest explosion du zine 3 | 27.08.03
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Local U + Skarnspage | 01.06.03
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Le Local + Les bêtes de scène... | 05.05.03
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Zoobizarre + April March | 27.03.03
BORDEAUX
Transmission + Logh + No Hay Banda | 16.03.03
BORDEAUX
Local U + The Oliver Twist + Gâtechien